Bandeau 02
Une lecture est un voyage. Parfois enchanté, amusant, lumineux et parfois non.
 
Parfois c’est violent, éprouvant, c’est plein d’égratignures, de coups de feu ; il faut ramper entre les lignes, ravaler ses larmes, il faut du courage pour aller au bout, pour affronter les marées, les nuits sauvages et les autres.
 
My absolute darling est de ces lectures-là. Celles qui bouleversent, qui laissent des cicatrices, mais qui chamboulent à tel point qu’il est impossible d’en oublier un seul mot, d’en oublier les descriptions délicates et scientifiquement poétiques d’une nature immense, hostile, les scènes rudes entre un père et sa fille, leurs dialogues comme des détonations – meurtriers, et la beauté de Turtle, cette gamine de quatorze ans qui préfère les forêts et les plages aux bancs de l’école, son couteau et son fusil aux poupées, cette gosse qui cherche la force, tout au fond de son cœur de Croquette, pour quitter ce foyer destructeur.
 
Un voyage aussi difficile que sublime, une lecture qui chamboule jusqu’au plus profond de soi.